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Le TOGO

Délimité au nord par le Burkina-Faso, à l’Est par le Bénin, à l’Ouest par le Ghana et au Sud par l’Océan Atlantique, le Togo est un pays francophone d’Afrique de l’Ouest peuplé en 2010 d’environ 6.500.000 habitants sur une superficie de 56.785 km2. Selon le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), en 2007 les dépenses en éducation ont représenté 3,7% de son produit intérieur brut. En 2010 la durée moyenne de scolarisation était de 5,3 années pour une espérance de vie à la naissance de 63,3 années. Le taux brut de scolarisation, lui, était de 53,9% et celui d’alphabétisation des adultes de 53,2%. En 2008 les utilisateurs d’Internet ne représentaient que 5,4 pour 100 personnes.

Dans une étude sur les inégalités de genre dans le système éducatif togolais réalisée pour l’UNESCO, la sociologue Marie-France LANGE écrivait en juin 2003 : « le Togo apparaît comme l’un des pays africains où les inégalités de réussite à l’école selon le sexe sont les plus fortes. Outre les taux de redoublement et les taux d’abandon plus élevés chez les filles que chez les garçons et les taux féminins de réussite aux examens plus faibles, les taux de passage des filles d’un degré à l’autre s’avèrent inférieurs à ceux des garçons ». Sur les raisons du déséquilibre scolaire en défaveur des filles dans les pays d’Afrique Subsaharienne, le Site « France Diplomatie » du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes tente une explication : « Le phénomène de sous-scolarisation des filles s’explique par un plus faible accès à l’école et aussi un plus fort taux d’abandon. En effet, les filles sont confrontées à des obstacles particuliers tout au long de leur scolarité : les coûts de scolarisation, les mariages précoces, les conditions de sécurité notamment dans les transports, les violences sexuelles sont des facteurs qui expliquent la déscolarisation des jeunes filles et l’abandon post-primaire et secondaire ». Et conclut : « Si l’accès à l’éducation est un élément-clé de l’émancipation des femmes, il joue également un rôle essentiel dans nombre de comportements et de pratiques qui influent sur le développement. Les études ont ainsi montré l’impact de la scolarisation des filles sur l’accès à la santé, notamment maternelle, le recul des mariages précoces et forcés, la limitation de la propagation du VIH/Sida et l’accès à l’autonomie économique qui conditionne leur sortie de la pauvreté ».